Dimanche 27 mai 2007
Temps pluvieux.
Aujourd'hui, j'ai envie de prendre la suite de ce que j'ai commencé là.
C'est certainement parce que demain sera le 17ème anniversaire de notre rencontre.
17 ans que je partage la vie d'un homme.
Au départ, je n'aurai jamais cru cela possible.
Tant de choses nous séparaient.
Il était dans la vie active depuis longtemps alors que j'étais encore lycéen.
Même pas encore étudiant...
Il assumait ouvertement son orientation sexuelle, avait déjà vécu avec d'autres hommes, alors que moi j'en étais encore au stade, non pas de la découverte, mais juste au début de mon acceptation.
Au début de notre relation, je ne savais plus où j'en étais.
A la fois sur un nuage, et devant tant de questions.
Je me souviens avoir fait la connaissance de belle-maman très tôt.
Peut-être une quinzaine de jours après notre rencontre.
A ce moment là, elle devait garder son lit suite à une chute (déjà...).
La première fois, je ne savais pas si je devais lui serrer la main ou l'embrasser.
C'est la première personne, mis à part mon homme bien sur, qui, en faisant ma connaissance, connaissait en même temps ma sexualité.
Durant plusieurs mois, j'ai ressenti le même mal-être.
A chaque fois que mon homme me présentait des membres de sa famille, ou des amis, j'avais l'impression qu'ils me découvraient par ma sexualité.
Un peu comme si sur mon front était précisé que j'étais homo.
Quand on ne l'a pas encore accepté soi-même, c'est pas forcément sous cet angle qu'on a envie d'être connu.
Loin de là même.
D'autant plus que j'étais plutôt quelqu'un de réservé et d'introverti.
Aujourd'hui tout cela me semble être si loin!
Autour de moi, j'avais que mon homme qui pouvait m'écouter et me conforter dans la voie sur laquelle je venais de m'engager. Je n'avais aucun exemple d'hommes vivant heureux ensemble.
Je n'avais jamais eu de sentiments amoureux auparavant.
Comment savoir si ce qui m'arrivait allait déboucher sur quelque chose de sérieux?
C'aurait pu être juste une passade...
Je gérais tout celà presque au jour le jour, ne sachant si le chemin que j'empruntais me menerait quelque part.
J'étais à la fois si bien avec lui et devant tant d'interrogations.
Un soir de juillet, alors que je passais le week-end chez lui, nous sommes restés un bon moment allongé, discutant.
A ce moment, il se demandait si notre relation allait pouvoir durer.
Il ressentait le besoin de clarifier les choses, de construire sa vie de couple.
Il aurait aimé retrouver chaque soir celui qu'il aimait.
Il aurait voulu faire des projets sur le long terme.
Partager complètement une relation.
Tout cela, je ne pouvais pas le lui offrir: j'allais tout juste commencer à devenir étudiant.
Je n'étais pas libre financièrement.
Et il comprenait qu'à mon niveau, les études étaient prioritaires.
Je me souviens avoir terminé cette soirée la gorge nouée, les yeux en larmes.
Je ne voulais pas que cela cesse.
Cette même soirée, nous avons décidé de passer une dizaine de jours ensemble au mois d'août, rien que nous deux.
Je devais me rendre chez un correspondant en Allemagne début août.
C'est chez lui qu'il devait me récupérer, avant qu'on effectue ensemble un périple dans ce pays et qu'il me dépose, au retour, chez mes grands-parents, en présence de toute ma famille.
Aujourd'hui, j'ai envie de prendre la suite de ce que j'ai commencé là.
C'est certainement parce que demain sera le 17ème anniversaire de notre rencontre.
17 ans que je partage la vie d'un homme.
Au départ, je n'aurai jamais cru cela possible.
Tant de choses nous séparaient.
Il était dans la vie active depuis longtemps alors que j'étais encore lycéen.
Même pas encore étudiant...
Il assumait ouvertement son orientation sexuelle, avait déjà vécu avec d'autres hommes, alors que moi j'en étais encore au stade, non pas de la découverte, mais juste au début de mon acceptation.
Au début de notre relation, je ne savais plus où j'en étais.
A la fois sur un nuage, et devant tant de questions.
Je me souviens avoir fait la connaissance de belle-maman très tôt.
Peut-être une quinzaine de jours après notre rencontre.
A ce moment là, elle devait garder son lit suite à une chute (déjà...).
La première fois, je ne savais pas si je devais lui serrer la main ou l'embrasser.
C'est la première personne, mis à part mon homme bien sur, qui, en faisant ma connaissance, connaissait en même temps ma sexualité.
Durant plusieurs mois, j'ai ressenti le même mal-être.
A chaque fois que mon homme me présentait des membres de sa famille, ou des amis, j'avais l'impression qu'ils me découvraient par ma sexualité.
Un peu comme si sur mon front était précisé que j'étais homo.
Quand on ne l'a pas encore accepté soi-même, c'est pas forcément sous cet angle qu'on a envie d'être connu.
Loin de là même.
D'autant plus que j'étais plutôt quelqu'un de réservé et d'introverti.
Aujourd'hui tout cela me semble être si loin!
Autour de moi, j'avais que mon homme qui pouvait m'écouter et me conforter dans la voie sur laquelle je venais de m'engager. Je n'avais aucun exemple d'hommes vivant heureux ensemble.
Je n'avais jamais eu de sentiments amoureux auparavant.
Comment savoir si ce qui m'arrivait allait déboucher sur quelque chose de sérieux?
C'aurait pu être juste une passade...
Je gérais tout celà presque au jour le jour, ne sachant si le chemin que j'empruntais me menerait quelque part.
J'étais à la fois si bien avec lui et devant tant d'interrogations.
Un soir de juillet, alors que je passais le week-end chez lui, nous sommes restés un bon moment allongé, discutant.
A ce moment, il se demandait si notre relation allait pouvoir durer.
Il ressentait le besoin de clarifier les choses, de construire sa vie de couple.
Il aurait aimé retrouver chaque soir celui qu'il aimait.
Il aurait voulu faire des projets sur le long terme.
Partager complètement une relation.
Tout cela, je ne pouvais pas le lui offrir: j'allais tout juste commencer à devenir étudiant.
Je n'étais pas libre financièrement.
Et il comprenait qu'à mon niveau, les études étaient prioritaires.
Je me souviens avoir terminé cette soirée la gorge nouée, les yeux en larmes.
Je ne voulais pas que cela cesse.
Cette même soirée, nous avons décidé de passer une dizaine de jours ensemble au mois d'août, rien que nous deux.
Je devais me rendre chez un correspondant en Allemagne début août.
C'est chez lui qu'il devait me récupérer, avant qu'on effectue ensemble un périple dans ce pays et qu'il me dépose, au retour, chez mes grands-parents, en présence de toute ma famille.








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