Jeudi 9 février 2006
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Ils ne se connaissent pas.
Seul leur nom est commun.
Il en a aucun souvenir,
Aucun bon moment, aucun sourire.
Ne se souvient pas
D'avoir tenu sa main
D'être réconforté dans ses bras
Avant qu'il soit passé à trépas.
Il en souffre. Et lui en veut.
Avoir aucun signe de vie,
S'être senti par lui aimé si peu,
Et de se retrouver ainsi meurtri.
La vie n'est pas facile,
Lorsque enfant on n'a plus de père.
On perd toute une famille.
On les oublie, perd ses repères.
Des années ont passées,
Un vide non comblé.
Ce manque vient le hanter,
Mais la rage d'avoir été abandonné
Bloque les souvenirs des premières années.
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Publié dans : Plus sur moi...
Comme quoi, sans être au fond de l'abîme...
On peut écrire de jolies rimes...
Mais vivre sans père...
Ne laisse pas forcément un gout amer...
Biz
Black Eagle...
En lisant aujourd'hui tes textes, j'ai eu envis de te laisser celui-là:
"Ma mère, mon amie,
Mon rêve de tous les instants, mon espoir ultime, mon identité schizophrène, ma quête du bonheur, ma fuite de l’horreur, ma déprime naissante, ma cohue qui s’éloigne, mon tunnel de la vie, ma plaine de la mort, mon champs de bataille, ma victoire d’un soir, mon combat du matin, mon lit abandonné, ma maison perdue, mon père enterré et toi qui prend le train !
Mon amie, ma mère.
Mon rêve volé, mes images fabriquées, mes murs lézardés, mes routes sillonnées, mes terres brûlées, ma soif qui naît du regard qui te cherche, mes vives douleurs, mes grandes joies, mon ersatz culturel, mon cocktail d’ignorance, mes livres non lus, mes cahiers écrits, mon bureau dérangé, la joie de te retrouver, ton sourire perdue, ton corps meurtrie, tes yeux qui s’enfoncent, ta main qui me cherche……et ta chaleur qui s’en va !
Il est tôt ce matin quand mon frère m’appelle et tard la nuit quand j’appelle mon frère, deux mots ont suffit pour comprendre à jamais que cela ne sera plus comme avant. Que tu ne seras plus là quand je viendrai te retrouver en milieu de matinée, pour ton dernier moment de présence sur terre.
J’ai chanté la « mama » sur tout ce chemin de retour,
J’ai revue ton visage au temps où alerte tu me faisais ta ratatouille de courgettes et tomates en disant « c’est sans viande mais tellement bonne.... » Ah comme elle me manque déjà ta ratatouille !!
Le vide que tu laisses et le plein que tu as fait. Les tiens qui te pleurent, les leurs qui les consolent
Mon amie, ma mère.
Et je n’ai pas été là quand dans un dernier souffle tu as certainement cherché mon regard….
je t’ai sentie…..comme si j’y étais.
J'ai juste accorder à ma tête la liberté de se poser un peu, d'alleger mes épaules, attendant qu’on m’appelle. J’avais préparé ma petite valise...lu un peu de Coran, la sourate que tu aimais tant : Marie,
Et je me suis retiré, silencieux, dans mon lit.
Je n’avais pas fermé l’œil.
J’attendais ton départ comme une fin de souffrance pour ton corps meurtri et une délivrance pour t’avoir vue gémir….partir… petit à petit comme un oiseau qui défait son nid !
Mon amie, ma mère c’était l’heure. Je l’ai su avant même de décrocher ce téléphone qui a sonné comme sonne un réveil m’invitant à quitter le lit et la maison.
C’est l’heure d’aller poser un ultime baiser sur ton front. A près m’avoir tant réchauffé quand j’avais froid, je n’ai pas su à cet instant te donner un peu de chaleur…..je me suis résigné à accepter ta peau froide et à revivre par mes narines où revenait l’odeur de ton eau de cologne. J’aurai aimé être seul avec toi à ce moment….seuls dans notre maison.
Mon amie, ma mère. Tu n'es plus!
Ma vie qui continue et mes enfants qui parlent de toi, mes chemins qui remontent et ton image qui revient. Mes artères qui brûlent par la revue de tes moments de vie. Mon hymne de l’amitié, mon amour exagéré!
Ma mère, toi aussi, comme mon père, je te pleurerai toute ma courte vie."
Merci de l'avoir lu